lundi 8 juin 2009

Jacques Lamontagne



Salut Jacques!Tu a fais 3 ans d'étude en graphisme au college a sainte-foy pourquoi ce choix?Est-ce que cela t'aide dans ton metier d'illustrateur ?


Ces trois années furent essentielles car on doit obligatoirement passer par là afin de bien comprendre tous les termes techniques lorsque l’on veut travailler avec des agences de publicité ou autre. Mais, comme formation en tant qu’illustrateur, je crois qu’une large part de notre apprentissage passe par la pratique et le développement personnel.


Ensuite tu te lance dans la pub.A cette époque est-ce que tu voulais faire de la BD ou la pub était ton seul objectif ?


Comment ton passage dans la pub a t'il influencer trait? En fait, le désir de faire de la BD m’a toujours habité, mais comme les facilités n’étaient pas là à l’époque afin de réaliser ce rêve, j’ai dû me rabattre sur la pub qui me permettait de gagner ma croûte tout en dessinant. La pub a très certainement contribué à mon développement personnel comme artiste.Ensuite tu devient illustrateur pigiste.


Pourquoi arreté la pub et est-ce que l'on peu vivre de l'illustration pigiste au Québec ?


En fait, cet envol comme illustrateur pigiste ne fut qu’une continuité de mon emploi comme directeur artistique. Mon rôle à ce poste consistait à mener à bien les projets, à superviser les gens travaillant dans le studio, mais surtout, à faire de l’illustration. Je changeait donc d’environnement mais le travail demeurait le même. Pour ce qui est de la facilité de gagner sa vie en illustration, cela tient en grande partie, tout comme tout autre forme artistique, en l’acharnement mais aussi et surtout, grâce au talent. C’est une triste réalité, mais seul(es) ceux qui ont un certain potentiel peuvent s’en tirer.


En 1992 tu collabore studio prouche,comment t'est venu cette opportunité est-ce la que tu a appris ton metier de bédéiste ?


Ce fut pour moi un véritable plaisir de rencontrer Prouche. Grâce à lui, j’ai vu qu’il était possible de vivre de la BD. Prouche a un sens incroyable de la vente et il est professionnel jusqu’au bout des doigts. À travers lui, j’ai rencontré d’autres artistes qui a mené à certaines associations et à la création des “Chevaliers de la Bulle”, un groupe d’une dizaine de personnes gravitant autour de la BD, qui se rencontre une fois par mois , et ce, depuis quinze ans.


Comment a tu eu l'idée de crée les contes d'outres tombes et est-ce que tu faisais tout les scénario seul ?


Avant les Contes d’outre tombe il y a eu pour le magazine Délire les histoires d’Étienne et Redingote, réalisées avec Mar Auger. Ce fut pour moi le véritable retour à la BD. Par la suite, Safarir m’a fait une offre de venir rejoindre leur équipe. J’ai tout d’abord fait pour eux les histoires de Bertrand le rêveur et par la suite les Contes d’outre tombe. Ce projet me faisait grand plaisir car il me permettait de recréer toutes l’ambiance de ces lectures qui avaient fait mon délice étant jeune. Les scénarios furent tous réalisés par moi, sauf un qui fut fait par un lecteur dans le cadre d’un concours. Il y a eu aussi les aventure d’Ichabod Crane, scénarisées par Michel Viau et dessinées par moi. Ce fut vraiment ces réalisations qui m’ont donné le souffle nécessaire à faire une tentative du côté de l’Europe.


Les éditions 400 coups vont lancer un premier album est-ce qu'il va en avoir d'autre et si oui est-ce que les contes vont revenir dans safarir ?


Effectivement, paraîtra à l’automne un recueil des Contes d’outre tombe par les 400 coups. Mais un retour de ces contes dans les pages de Safarir est a oublié. Beaucoup trop de boulot pour envisagé la création d’autres contes! :)


Maintenant si tu le veux bien parlons de ta carriere ''hors Québec''.Comment t'es venu l'idée de faire la série ''les druides'' a la base cette série était t'elle destiné uniquement au marché Québecois ?


Non, en fait la série les Druides m’a été proposée par Jean-Luc Istin, directeur de collection chez Soleil et co scénariste de la série. Ils étaient à la recherche d’un dessinateur et m’ont donc proposé cette série.


Sachant que tu travail avec un scénariste peu tu nous dire comment se passe ta collaboration avec ce dernier ? Comment travailler vous est-ce que tu a ton mot dire sur l'hitoire ou tu te contente de prendre ce qui est écrit et de le mettre en image ?


En fait, ils sont deux scénaristes puisque Thierry Jigourel collabore également au projet. Normalement, je reçois les pages scénarisées par tranche de dix. Je les lis et pose ensuite les questions s’il y en a. Là où Thierry intervient surtout c’est au niveau de la validation historique. Il pourvoit à la plupart des références visuelles car il faut se rappeler que Les Druides est une série historique mettant en relief les paysages de la Bretagne du 5e siècle après JC. Effectivement, lorsque quelque chose me titille au niveau du scénario, j’en fait part à es collaborateurs. L’inverse est aussi vrai.


La série est prévu pour combien de tomes ? Est-ce que serons tous édité chez soleil ?


La série comptera 6 tomes. Et oui, tous seront seront publiés chez Soleil.Pour finir peu tu nous parler de tes projet futur? Pour l’instant tout reste plutôt vague. Je préfère attendre avant d’en parler. ;)


Merci Jacques pour cette interviews et bonne chance dans tes projets !


Tout le plaisir fut pour moi!!